
En tout plus de 400 personnes étaient présente mardi soir à 18H45 pour le compte-rendu traditionnel du maire de Paris. Un public largement acquis à sa cause si l'on en juge aux applaudissements et aux questions qui ne fâchent pas, voir au tutoiement entre le maire et l'un des intervenants.
Le compte-rendu est classique, conforme aux 19 précédents. Vingt soirées de travail, comme le précise Bertrand Delanoë qui remarque que le 13e arrondissement est le dernier servi… l'année prochaine, il passera dans les premiers.
Le financement des logements sociaux, de l'hébergement d'urgence, le budget 2006 maîtrisé, la bonne gestion de la Ville de Paris, les grandes réalisations comme la passerelle Tolbiac-Bercy, le Tribunal de Grande Instance (TGI), la Dalle des Olympiades, un "quartier à réparer", ce sont les grands thèmes abordés.
Sur le TGI, le maire a donné son avis sur le projet du gouvernement d'implanter le TGI sur le secteur Tolbiac de la Zac Paris Rive Gauche. Le choix de la Ville, inspiré par les habitants du quartier, est Masséna-Bruneseau. "Je ne donnerai pas mon accord au choix du site voulu par le gouvernement si les options étudiées par les habitants ne sont pas retenues", affirme Bertrand Delanoë tout en ajoutant qu'il n'a pas le pouvoir de décision face à l'Etat.
Puis ce sont les traditionnelles questions du public… Ah non ! Un oubli : Serge Blisko, le maire du 13e, rappelle l'inauguration du bus de traverse samedi 10 décembre prochain place de l'abbé Hénocque, l'événement attendu pour les quartiers sud des 13e et 14e arrondissements.

Comme instauré cette année, les questions sont posées devant les deux micros, installés à l'avant des travées de la grand salle. La municipalisation de la dalle des Olympiades, l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, l'hôpital Sainte-Anne, l'hôpital de la Croix-Rouge, la circulation dangereuse près de l'école Küss, la qualité de l'eau, la circulation trop dense dans le quartier pas si vert des Peupliers, les cheminements piétons sur le tracé de la Bièvre oubliés dans le PLU, l'immeuble insalubre du 35 bis rue Dunois sans eau, ni électricité, la sécurité du quartier de la place Souham sans éclairage depuis 5 mois… Dans l'ensemble beaucoup de questions convenues, consensuelles, peu ou pas de questions qui fâchent. Visiblement, l'opposition locale n'a pas envoyé ses troupes pour titiller le maire de Paris. L'exercice se passe donc au mieux. Pas de questions sur les embouteillages, les transports en commun, ni sur le boulevard Saint-Marcel, ni sur le tramway, ni sur la fermeture du Grand Ecran Italie, ni même sur le logement à l'exception des locataires de la SAGI, inquiets sur leur devenir, quand la gestion passera à l'OPAC.
Visiblement, dans le 13e, on n'a pas de reproche particulier à faire à la municipalité, juste quelques problèmes
particuliers à régler. Le maire de Paris le comprend bien et annonce lui-même que l'on peut faire mieux boulevard Saint-Marcel en écoutant élus locaux et habitants. Pour le quartier des Peupliers et sa circulation intense, "ce n'est pas parce qu'il y a eu un vote des habitants à 57% en faveur d'un plan de circulation, que je ne dois pas discuter avec le Val de Marne, explique le maire de Paris, et chercher un compromis. Ce n'est pas le vote de quelques centaines d'habitants qui va décider pour 2 millions de personnes. Il faut partager un peu !"
Bertrand Delanoë rappelle à l'assistance que l'intérêt général ne peut être la somme des intérêts particuliers. Concernant la politique et l'équipe municipale, "j'assume tout, tout, tout, conclut-il, j'ai besoin de toutes et de tous. Il n'y a pas de vilains verts, de vilains socialistes ou de vilains communistes. J'ai besoin des compétences, des talents de chacun et du concours de tous".
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