dimanche, 27 novembre 2005

L'hiver est là

L'hiver est là... J'ai couvert mes plantes pour qu'elles se gardent bien au chaud sous leurs voiles jusqu'au printemps. J'ai consulté les climatologues : en principe, le réchauffement climatique se poursuit ce qui ne nous met pas à l'abri d'un hiver froid ! Voilà ce que prévoient les météorologues de Météo France sur Novembre-décembre-janvier :

Sur les 6 modèles de prévision saisonnière utilisés par Météo-France, trois privilégient l’hypothèse de températures moyennes proches des normales, deux de températures supérieures à la normale, tandis que le dernier ne privilégie aucune hypothèse. Aucun modèle ne prévoit de conditions plus froides que la normale, même à des échéances plus éloignées (décembre-janvier-février, et janvier-février-mars) pour ceux qui proposent des prévisions jusqu’à 6 mois (CEPMMT et Met. Office). Trois modèles prévoient des précipitations proches de la normale, deux des précipitations inférieures à la normale, tandis que le dernier ne privilégie aucune classe.

Conclusion : on a plus de chance d'avoir un hiver clément mais je préfère couvrir mes plantes !

mardi, 26 avril 2005

Tramway et fenêtres fleuries

Toujours dans la rubrique jardinage : le tramway des maréchaux. 1000 arbres, 36.000 m² de gazon, ce n'est plus un tramway, c'est un jardin, un parc de 7,9 km de long et quelques mètres de large. Sachez que l'on ne pourra pas s'y promener sauf à prendre le tram et voir le gazon sous ses roues. La ville lance le concours des fenêtres, cours et balcons fleuris à partir du 18 mai. Le Tramway s'y associe en vous invitant à venir retirer dans les points d'accueil "Info Tramway" un sachet de graines et un pot pour les planter offerts par les partenaires du projet Tramway et Truffaut. Attention, il n'y en aura pas pour tout le monde, seuls les 100 premiers visiteurs seront servis ! Pour eux et pour les autres un "conseiller végétal" Truffaut vous attend sur les points d'accueil pour vous donner conseils et astuces pour réussir vos plantations. L'opération se déroule du 18 au 24 mai sur les 13e, 14e et 15e arrondissements le long des maréchaux.

Un petit coup de pub pour le tramway (c'est rare) pour alimenter la rubrique jardinage. A vos râteaux !

samedi, 09 avril 2005

Plantation du 200e arbre sur le boulevard Jourdan dans le 14e

11 heures, ce samedi matin, la presse était convoquée pour assister à un bel événement : la plantation, en grandes pompes, du 200e arbre aux abords des maréchaux, un micocoulier bourgeonnant de 5 mètres de haut. Le premier magistrat de la ville, Bertrand Delanoé, ses adjoints à l'environnement, aux transports et à la voirie, Yves Contassot et Denis Baupin, le maire du 14e Pierre Castagnou et Anne-Marie Idrac, présidente directrice générale de la RATP s'étaient déplacés pour l'occasion. Très seyants, dans leurs vestes de chantier jaune. Longue explication au micro sur la technique de plantation de ces arbres, leur belle motte qui permet d'éviter les haubans. Puis l'engin de levage a soulevé le micocoulier pour le placer dans son trou. La pelletée de terre symbolique, et le 200e arbre commençait à pousser gentiment.


Ça ne compense pas encore les 400 arbres abattus pour les besoins du chantier du tramway mais il fallait en passer par-là. En tout, ce sont mille arbres dont 120 à fleurs qui seront plantés autour des aménagements du tramway, 600 sur les 7,9 kilomètres du tracé sur les maréchaux et 400 dans les rues adjacentes. A la fin du mois ou au début du mois de mai, nouvelle opération séduction : quelques mètres carrés de gazon seront posés dans le 15e, à hauteur du Pont du Garigliano. Le gazon, pour le moment, pousse gentiment du côté de Bouron Marlotte en Seine et Marne. La RATP a heureusement prévu un système d'arrosage automatique et compliqué. Grâce à des capteurs reliés à une station météo, le gazon recevra juste la quantité d'eau nécessaire, ni plus, ni moins. C'est beau le progrès ! J'ai encore du mal à imaginer ce tramway roulant sur son tapis de gazon sans l'abîmer avec l'huile ou la graisse qui tombera de ses roulements, mais, c'est sans doute parce que j'ai eu beaucoup de déboires avec un gazon qui ne voulait pas pousser comme sur la photo.

Je n'avais pas tout à fait compris l'intérêt de faire un tramway sur les maréchaux plutôt que sur la petite ceinture ferroviaire, maintenant je sais : c'était pour faire un grand jardin de 7,9 kilomètres, avec du gazon et des arbres à fleurs. En fait, le tramway est un accessoire, un peu comme les petits trains dans les villes touristiques, pour visiter plus confortablement les maréchaux, devenus bucoliques.

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Le micocoulier

Quel est donc ce micocoulier que les services municipaux des parcs et jardins ne cessent de planter le long du tracé du futur tramway des Maréchaux ?

Les Provençaux dont je suis le connaissent bien ce "celtis australis" autrement dit micocoulier de provence.
De belle hauteur entre 10 et 20 m voire plus si on le laisse faire, son tronc gris avec son écorce plissée de travers, le fait ressembler à la trompe d’un éléphant. Du début du printemps à la fin de l’automne, il offre un feuillage abondant. Ses feuilles ovales et dentées mesurent 15cm de long et 5cm de large.
Ce micocoulier est un arbre généreux et ses utilisations sont multiples.
Que vous soyez musicien, pêcheur, cavalier, agriculteur ou simple promeneur, vous avez sans doute eu dans vos mains un instrument à vent, une canne à pêche, une cravache, des manches d’outils, une canne, en bois souple mais résistant, c’est du micocoulier.
A Sauve, petit village du Gard, perdure la seule production artisanale de fourche en bois de micocoulier d’Europe.
Nos grands-mères mettaient ses fruits en forme de petites olives de 1cm, les micocoules, à macérer dans de l’eau de vie pour en faire une liqueur très appréciée le soir au coin du feu. Sans oublier l’huile comestible que l’on extrait de ses graines. Ses feuilles servaient de fourrage aux animaux, tandis que ses racines étaient utilisées pour faire des outils rudimentaires comme des maillets ou des manches de couteaux.
Quant à son écorce, elle donne une teinture jaune foncé utilisée autrefois pour teindre les tissus.
Usages du temps passé, certes, mais notre micocoulier est un arbre robuste dont la résistance à la pollution des villes le rend aujourd'hui champion des arbres urbains.
Il a été choisi  à Paris pour orner, mais aussi protéger de son ombre généreuse les promeneurs et les passants des boulevards. 
Et même s’il craint les gelées, souhaitons longue vie au micocoulier planté ce matin devant le parc Montsouris.

Anne-Fabienne Gilles


samedi, 12 mars 2005

V'la le printemps !

Ce matin, il y avait comme un air de printemps sur ma terrasse, pas encore la douceur, mais on sentait bien que l'hiver tirait à sa fin. Les Kumquats, enfermés sous leur voile protecteur, avaient besoin d'air. Ils ont frémis quand j'ai enlevé le voile. Les quelques gelées ne les ont pas fait souffrir. Ils attendent maintenant les beaux jours et les pluies de printemps avec impatience. J'ai jeté deux ou trois poignées d'engrais à leur pied, un coup de griffe, léger arrosage. La terre a tout absorbé avec gourmandise.

L'olivier est en forme cette année. Je l'avais rentré par précaution à l'annonce des grands froids. Cette branche qui pend… elle n'est pas cassée, juste une peu fatiguée. Ce fil de fer va servir de tuteur, à la manière des bonzaïs, le temps que la branche se fortifie. Les hortensias s'annoncent magnifiques dans leurs bourgeons. Un beau départ comme les rosiers. Les géraniums ont triste mine, les feuilles brûlées par le gel et la neige. Ils devraient s'en remettre.

Cette année, je ne veux pas me faire surprendre par les cochenilles qui avaient violemment attaqué mon Pittosporum, lui faisant perdre un tiers de sa ramure. Je viens de passer un traitement de fin d'hiver, les cochenilles devraient trépasser. Mais j'ai déjà vu les premiers pucerons sur la menthe !

Maintenant un coup d'arrosage, une fois l'engrais jeté dans les pots. Ouverture de la vanne d'arrivée d'eau, coupée pour éviter que le gel n'éclate le robinet comme en 2003… Un jet soudain traverse la terrasse, heurte le mur, rebondit et se répand sur le sol. La lance d'arrosage n'a pas résisté au gel, elle est fendue dans la longueur, foutue. Décidément, il faut penser à tout : il restait un peu d'eau dans la lance. Une lance cette année, un robinet et un arrosoir en zinc en 2003. Je vais m'habituer aux régions nordiques et à leurs hivers si différents de mes hivers du sud, la douceur mentonnaise.

Au fait, l'esprit village c'est aussi donner de ses nouvelles. Comment vont vos jardins, vos plantes, vos géraniums de balcons à la veille du printemps et après le dernier coup de froid ? Vous pouvez laisser vos commentaires et nous donner vos trucs à la sortie de l'hiver.