Le collectif "sauvons le grand écran" a fait antichambre
Le maire refuse de recevoir le collectif pour la sauvegarde du Grand Ecran Italie accompagné par un candidat repreneur exploitant de cinéma.
Des représentants du collectif pour la sauvegarde du Grand Ecran (composé de riverains, commerçants-restaurateurs, cinéphiles, et artistes de tous bords...) devaient être reçus jeudi matin par Serge Blisko en prévision de la Commission Départementale d'Equipement Commercial (CDEC) du 7 février prochain, où le maire du 13° siège en tant que membre votant.
Cette commission est chargée de statuer sur le sort du Grand Ecran Italie. Elle peut donner ou refuser son accord pour le changement d'affectation, qui condamnerait la salle à la démolition.
M. Blisko a fait savoir tard la veille au soir qu'il recevrait seul Michel Caraux, représentant des 2 restaurants (Hippopotamus et El Rancho) situés au-dessus du Grand Ecran. La délégation, constituée d'une dizaine de personnes de sensibilités politiques très diverses, a donc attendu dans le hall de la Mairie jusqu'à la fin de leur entretien.
Le maire a déclaré à M. Caraux qu'il considérait la transformation du Grand Ecran en magasins comme inéluctable en l'absence de candidat à la reprise de l'exploitation. Ceci alors qu'un repreneur s'est manifesté auprès de la société EuroPalaces dès Octobre 2005 et a également sollicité un rendez-vous auprès du Maire courant Janvier.
M. Klisaric, exploitant indépendant de plusieurs salles en Seine-et-Marne, administrateur du Syndicat des Théâtres Cinématographiques, bien connu dans la profession, n'a donc pas pu profiter de l'occasion pour lui présenter son projet, qui dispose du soutien des banques.
Le collectif a ressenti ce refus du dialogue comme du mépris de la part de M. Blisko sur un sujet aussi crucial pour l'avenir de l'arrondissement, et ne cache pas sa déception de ne pouvoir compter sur son soutien après son engagement solennel en 2005 sur France 3 de "s'opposer par tous les moyens politiques et juridiques à la transformation en magasins de cette salle".
Si on ne peut tenir M. Blisko pour responsable de cette crise, il semble être néanmoins le seul élu à pouvoir la résoudre. Soyons clairs : le collectif n'attend pas forcément de la municipalité une implication financière, mais plutôt une écoute attentive envers tout projet alternatif sérieux susceptible de faire renaître le Grand Ecran, et une preuve de la bonne volonté de leur maire envers ses administrés.
Au cours de son prochain Café-Stop Samedi 4 février à 14h30, le collectif informera les riverains de l'évolution du dossier et fera signer la pétition sur le parvis du Grand Ecran.
Le collectif "sauvons le grand écran"


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