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lundi, 28 février 2005

Notes de Février

25/02/2005

Incendie sous le pont Damesme

medium_incendie_damesme-3_copie.jpg17 heures 30… Une fumée noire au-dessus des immeubles de brique de la rue du docteur Tuffier… Petit détour jusque là… ça brûle sur la petite ceinture… sous le pont de la rue Damesme qui enjambe les voies de RFF (Réseau Ferré de France). Je vous donne ces précisions car vous connaissez peut-être RFF. RFF, c'est la société qui possède les voies ferrées sur lesquelles circule la SNCF et qui, en principe, peut en disposer à sa convenance, voire les louer à d'autres qu'à la SNCF. De plus, pour notre quartier, RFF, c'est la société qui a vendu le terrain de la Zac de Rungis sur lequel s'élèvera, dans une dizaine d'années, de nouveaux ensembles, une maison pour les personnes âgées et une crèche.
Revenons à notre incendie. Ce sont les cabanes des SDF qui flambent. Un feu nourri, violent. Les policiers arrivent, inspectent, se renseignent… oui, ce sont bien les cabanes des SDF… arrivée des pompiers… Le quartier est bouclé, sans peine, car depuis les travaux du tramway, la rue Damesme se jette dans la rue du Moulin de la Pointe et tout le flot de voitures est renvoyé sur l'avenue d'Italie. Belle pagaye quotidienne.
18 heures 10… Panache blanc… tout est fini… les pompiers noient l'incendie… les SDF reconstruiront leur abri.medium_incendie_damesme-4_copie.jpg

19:28 Publié dans Circulation , Tramway , Vie quotidienne , XIIIe arrondissement | Lien permanent | Commentaires (2)

Chômage : un nouveau record

Pour la première fois depuis 5 ans, le taux de chômage a atteint 10% de la population active en janvier, le nombre de demandeurs d'emploi progressant de 0,7 % pour atteindre 2 461 600 personnes, selon les statistiques du ministère du travail publiées vendredi 25 février. Toutes les catégories de chômeurs sont touchées. Seul le chômage des jeunes a diminué de 1 % par rapport à décembre. Il a cependant progressé de 3,1 % sur un an et les moins de 25 ans demeurent la population la plus touchée par le chômage, avec un taux atteignant 21,8 %. Par comparaison, le taux de chômage est de 2,60% en Grande-Bretagne soit 813.000 demandeurs d'emplois.

Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin s'est engagé à la mi-janvier à ramener le chômage à 9% cette année. Hier Jean-Louis Borloo, le ministre des affaires sociales, sur France 2 a estimé que son plan de cohésion sociale "ne commencera pas à produire ses effets matériels avant le second semestre de cette année". Il faut s'attaquer au chômage structurel, répète-t-il à l'envie, un chômage structurel qui serait de 3 points, c'est à dire la différence entre notre taux de chômage et celui de nos voisins. La solution, selon le ministre, serait le guichet unique qui éviterait au demandeur d'emploi de se perdre dans les dédales de l'Assédic ou de l'ANPE.

Mais qui créé l'emploi, qui recrute ? Le gouvernement, les gouvernements ? Non, les entreprises, grandes ou petites. La France est à la traîne des pays européens parce ses dirigeants croient que l'Etat peut tout résoudre avec des mesures en faveur des chômeurs. Quelque soit le gouvernement en place, de droite comme de gauche, il ne fait que de gérer les 2,5 millions de chômeurs au lieu d'inciter les entreprises à plus d'embauche parce que moins de charges ou moins de contraintes au licenciement. Oui, il y a certainement un chômage structurel en France, il y a des entreprises frileuses qui préfèrent ne pas embaucher (surtout depuis les 35 heures) plutôt que risquer des amendes en cas de licenciements futurs.

Libérez les entreprises et par là-même le monde du travail du carcan des lois sur le travail qui surprotègent le salarié et qui sont un frein manifeste à l'embauche. Cessez de considérer le chômage comme une statistique. Il n'y a pas de chômage des jeunes, de chômage des plus de 50 ans, de chômage des femmes. Il y a des chômeurs. 2,5 millions de chômeurs qui recherchent un boulot. Ce ne sont pas des planqués grassement indemnisés par les Assédic. Ce sont 2,5 millions de chômeurs, victimes d'une France qui ne bouge plus, ne rêve plus, d'une France à la remorque des pays européens, parce que sa classe politique se regarde, s'observe, se marque à la culotte et surtout manque d'ambition dans un monde qui bouge vite autour d'elle. Une politique spectacle qui ne risque pas de donner le goût d'entreprendre, le goût du risque à des chefs d'entreprises confrontés à une concurrence mondiale, assommés par les charges françaises.

Quand il s'agit de sécurité routière, nous tentons d'imiter nos voisins britanniques. Alors pourquoi ne pas s'inspirer du système économique et social anglais qui ne doit pas faire que des malheureux puisque le taux de chômage est passé de 13,10% en avril 1985 à 2,6% en janvier 2005 et le nombre de chômeurs de 3,228 millions à 813.000. C'est sans doute un autre monde.

16:05 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (2)

23/02/2005

Rencontre entre blogueurs à l'Entrepôt

Un blog de quartier, c'est sympa, informatif, dynamique, virtuel... 2 blogs de quartier, ça créé des liens... 4 blogs de quartier, c'est le début d'un phénomène qui deviendra incontournable et qui obligera nos édiles à un peu plus de considération pour ces actifs philantropes altruistes de la toile qui ne tissent que pour le bien du voisin, pour un mieux vivre dans le quartier, dans l'arrondissement, dans la ville, ... dans le monde ? - urbi et orbi ! - Cette rencontre entre Benoît d'EiffelSuffren, Nathan de MontparSud, Pierre de Paris14Info, Ollivier, votre serviteur de 13Espritvillage et parce que nous sommes ouverts aux autres, (voir au début), Stéphane Galienni et Emmanuel de CultureBuzz était la première mais en appelle d'autres de plus grande ampleur. L'avenir est au blog de quartier !

Les photos de la rencontre sur EiffelSuffren, Paris14Info et Stéphane Galienni

12:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Commerces de proximité : un programme d'action

Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, accompagné du ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, des Professions libérales et de la Consommation, Christian Jacob, s’est rendu vendredi 18 février au Perreux-sur-Marne et a visité les commerces de la ville.
Le Premier ministre a dressé un constat : les grandes surfaces ont certes modifié les habitudes de consommation, mais elles ne répondent pas aux attentes d’une nouvelle clientèle, plus âgée, aux revenus plus importants, à la recherche d’une plus grande proximité commerçante.

"Il faut que ces commerces soient là, et qu’ils soient en mesure de répondre aux attentes de cette nouvelle clientèle"



Un plan d'action en deux points

Pour soutenir le développement des commerces de proximité, Jean-Pierre Raffarin a annoncé un programme d’action en deux points.
1. Diffusion d’une campagne de communication. L’objectif premier de la campagne est de démontrer le professionnalisme et le savoir-faire de ces commerçants. La campagne débutera dès le 14 mars, et se décline en spots télé et radio, ainsi qu’en encarts dans la presse régionale.
La campagne devrait être reconduite à l’automne.
2. Mise en place d’un plan de dynamisation. En parallèle, un dispositif spécifique d’appui aux acteurs du commerce de proximité est mis en place.
Il consiste :
· à renforcer les crédits du FISAC. Les crédits du Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (FISAC) sont portés en 2005 de 50 millions à 60 millions d’euros pour le financement des opérations de soutien direct au commerce et à l’artisanat , en particulier en zone rurale et dans les petites agglomérations.
· à mettre en place un dispositif de dynamisation.Doté de plusieurs millions d’euros, le plan permet de financer des expérimentations de dynamisation, et en particulier dans les villes de plus de 30 000 habitants.
Ces dernières pourront concerner des actions innovantes, comme le renforcement de l’accessibilité des commerces de proximité ou la création de pôles de management du commerce de centre-ville.
A l’issue de cette phase expérimentale qui pourra concerner une trentaine de sites, un catalogue des opérations réellement dynamisantes en faveur du commerce de milieu urbain sera établi et diffusé, indique encore Matignon.

Pas d'ouverture le dimanche

Concernant l’ouverture des magasins le dimanche, le Premier ministre a fait valoir la nécessité d’un accord des partenaires sociaux :

"je n’ai pas d’attitude fermée mais les principaux partenaires ne sont pas d’accord. Je reste sur la ligne selon laquelle nous avons une organisation du commerce qui n’a pas à changer". Par conséquent, "nous ne changeons pas les positions en matière d’ouverture le dimanche"


a déclaré Jean-Pierre Raffarin.

Il a également mis en exergue le rôle commercial mais aussi social joué par les commerces permis le dimanche, et en particulier les marchés :

"je suis pour le marché le dimanche. Je pense que les marchés sont une forme conviviale et moderne de la vie commerciale. Je suis hostile à l’ouverture des hypermarchés et des grandes surfaces le dimanche. Il y a une réglementation, il n’y a pas de raison de la changer"


a ainsi souligné le Premier ministre.


13 esprit village suit ce dossier avec intérêt et vous tiendra au courant de l'évolution, en espérant qu'il ne s'agit pas que d'un effet d'annonce.

11:50 Publié dans Commerces | Lien permanent | Commentaires (0)

22/02/2005

Le design du tramway

Tout sur le design du tramway dans le numéro 9 du "journal du tramway"… Vous aviez peut-être imaginé que l'on remplaçait le PC1 par un tramway car il transportait plus de passagers dans un meilleur confort en moins de temps ? Non, ce n'est pas tout à fait cela. C'est un "transport de proximité efficace intégré à la ville". C'est tout autre chose. Je cite le responsable du design de la RATP, Yo Kaminagai :

le tramway circule dans un environnement paysagé et urbain repensé, il fait figure d'objet emblématique de ce nouvel espace public multimodal où se côtoient piétons, modes de déplacements doux et voitures. Il respire la vie en ville. Vecteur d'urbanité, l'avant du tramway annonce la qualité et le caractère de l'ambiance intérieure.


Fin de citation.
Ça fait peur. Je croyais que c'était un tramway qui arrivait sur les Maréchaux en 2006 alors que c'est un objet emblématique doté d'un vecteur d'urbanité. Si vous voulez le comparer au T1 ou au T2, il est "ambitieux et innovant, sans élitisme" tout en gardant "un air de famille". Ouf ! Ça reste un tramway aux couleurs de la RATP. Mais pas tout à fait… On ne va pas jusqu'à refaire le design de l'ensemble des transports de Paris à l'occasion de l'arrivée de ce tramway mais… le blanc et vert traditionnel sera agrémenté de photos symboliques de la vie parisienne (pavés de Paris – vous savez : sous les pavés, la plage, Paris plage ? – les fontaines Wallace, les tasses de cafés…).

Vie, art, culture, distinction, rêve, dynamisme ou énergie : le tramway porte des valeurs positives évoquant Paris, un Paris haut en couleurs qui se montre sur l'habillage extérieur du tramway des Maréchaux,


toujours selon Yo Kaminagai, le responsable du design de la RATP.
J'espère que vous avez réussi à suivre sinon, je résume : le tramway arrive en 2006, il sera vert et blanc et vous ne pourrez plus le voir en peinture quand vous le prendrez, bondé, aux heures de pointe !

18:25 Publié dans Circulation , Tramway , Transports collectifs | Lien permanent | Commentaires (0)

20/02/2005

Le bus de traverse

Un bus de quartier devrait voir le jour vers la fin de l’année 2005, pour un trajet qui desservira les quartiers enclavés du 14ème et du 13ème, d’Alésia à Maison Blanche, en passant par le « quartier vert », le parc Montsouris, la Place de Rungis (13ème), et la Place de l’abbé Hénocque (13ème).

Le bus devrait être un microbus hybride, fonctionnant à l’électricité et au diesel. Il ne contiendra pas plus de 20 places, et il ressemblera (en plus moderne) à celui utilisé sur la traverse de Charonne (fonctionnant au diesel, dans le 20ème arrdt.). Il roulera 7j/7, de 7h30 à 20h30. Quatre véhicules seront mis en service, pour un trajet d’environ 7,7 km. Sa fréquence devrait donc être d’un bus en moyenne tous les quarts d’heure.

La Ville et la RATP ont à cœur de faire participer les habitants aux débats qui auront lieu sur l’itinéraire et l’implantation des arrêts ; ce sera donc par l’intermédiaire des Conseils de quartier, numéro 2 et 3.
Ce qui sera demandé aux habitants lors des réunions, concernera en tout premier lieu les choix sur l’implantation des arrêts, et la validation d’un trajet. Les contraintes sont nombreuses, comme les fréquences de passages et les temps de parcours. Il sera aussi intéressant de cibler des priorités comme privilégier des arrêts devant les petits commerces de quartier, ou plutôt favoriser l’interconnexion avec les arrêts existants des grands bus RATP ?

Il reste aussi à trouver un nom à cette traverse, mais celui de « Montsouris » parait couler de source. Des exigences sur le prix de ce type de transport se font déjà jour, comme une proposition de billet « à l’heure », qui favoriserait l’utilisation des transports en commun par un coût unique d’un seul ticket.

Dan

19:25 Publié dans Circulation , Le bus de traverse , Quartier vert des Peupliers , Transports collectifs , XIIIe arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0)

Un tram peut en cacher un autre

Le tramway, abandonné entre les 2 guerres sur l'autel de la modernité, reprend donc du service comme transport collectif de l'avenir. Un tram, c'est mieux qu'un bus parce que ça transporte plus de passagers, plus confortablement, parce que ça ne pollue pas, parce que c'est silencieux, parce que c'est beau, parce que c'est tendance, parce que c'est é-co-lo !
Le tramway sur les maréchaux sud, le TMS, a été décidé, l'enquête publique a démontré son peu d'utilité, mais c'est ainsi. En 2006, le TMS sera sur les maréchaux, sur le boulevard Kellerman. L'usager mettra 26 minutes pour relier la porte d'Ivry au pont du Garigliano. C'est beaucoup plus rapide que le PC1. Vous m'objecterez que l'on a supprimé de nombreux arrêts pour augmenter sa vitesse commerciale, qui, sinon, aurait été inférieure au PC1. Je vous répondrai... vous avez sans doute raison, les habitants du quartier des Peupliers ne bénéficieront plus de l'arrêt Damesme et il feront 800 mètres à pied pour atteindre l'arrêt de la Poterne des Peupliers ou celui de la porte d'Italie. 800 mètre à pied + 26 minutes = j'aurai mieux fait d'y aller en bus ! Mais passons !
Un tram, c'est mieux sauf quand il est en panne ou qu'il a un accident avec... une voiture. Ça n'arrive jamais ? Si, si...

medium_tram_danger2.jpg


Et là, il faudra plus de 26 minutes pour atteindre le pont de Garigliano ! A moins de prendre le bus qui a été supprimé

12:55 Publié dans Circulation , Transports collectifs , XIIIe arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0)

19/02/2005

Le vélo à Paris

Un petit peu de math pour commencer : quand on passe de 3 à 4 c'est une augmentation de 33%, de 2 à 3, 50% et de 1 à 2, 100%. Pourtant, à chaque fois, nous n'avons qu'ajouté qu'une unité. 3 +1 = 4, 2+1 = 3, 1+1 = 2. Une unité, ce n'est pas spectaculaire et c'est pourquoi les communicants préfèrent, ô combien, les pourcentages qui permettent d'oublier les chiffres. C'est le cas de la pratique du vélo à Paris. Avant toute chose, et pour ne pas être taxé d'ostracisme envers les pratiquants de la bicyclette, je tiens à préciser que je suis un fervent adepte du vélo et que j'aime bien me déplacer de cette manière dans Paris. Pour aller plus vite et quand la distance n'excède pas 10 kilomètres aller-retour. Non pas que la distance me fasse peur – mes sorties à vélo dans la vallée de Chevreuse sont beaucoup plus longues – mais au-delà, les transports en commun ou la voiture sont plus rapides. Mais revenons à notre vélo, salué comme le mode de transport de l'avenir, écologique, économique, pratique, mieux que le bus ou le tramway. Il paraît que les adeptes du vélo à Paris sont en augmentation de 50% par rapport à 2002, et ce, grâce sans doute, aux magnifiques aménagements mis à leur disposition par la Ville de Paris (pistes cyclables, voies de bus, parkings pour 2-roues, contre-sens…). Combien sont-ils donc ces adeptes du vélo, ces citoyens des temps futurs, ces chouchous des municipalités, ces privilégiés du PDU ou autre PLU ? Très nombreux certainement, compte-tenu de l'argent public dépensé pour créer toute cette infrastructure qui leur est dédiée. C'est une question que se pose aussi la ville de Paris puisqu'elle a mis en place un système de comptage sur 32 ponts de Paris et 6 autres points précis (rue de Rivoli, avenue Daumesnil, boulevard de Sébastopol, boulevard Saint-Germain, boulevard Henri IV et quai de Jemmapes).
En 2002, 25794 vélos étaient ainsi dénombrés. En 2003, ils étaient 35067 soit 9273 de plus, une augmentation de 36% ! en 2004, ils sont 38691, 50% de plus. Le parisien devient cycliste, le pari est gagné ! Il suffisait de faire des aménagements cyclables ! Remarquez que nous avons gagné 12897 adeptes en 2 ans, c'est plus 50% mais cela ne représente qu'une population de 38691 personnes. A mettre en rapport avec les 9,14 millions d'usagers transportés chaque jour par la RATP et les 2 millions 125 000 parisiens. On oublie tout à coup les plus 50% pour remarquer que le cycliste est une espèce rare et c'est sans doute pour ça qu'elle est choyée.
Dans mon quartier des Peupliers, l'un des quartiers verts de Paris, il n'y a pas de piste cyclable mais il est question de faire un contre-sens sans marquage dans la rue des Peupliers. Les automobilistes seront prévenus par des panneaux explicites. Prudence tout de même : un cycliste, c'est plus fragile qu'une voiture.

Sources : http://www.paris.fr/fr/deplacements/circulations_douces/le_velo/pratique

18:20 Publié dans Circulation , Humeur , PLU , Quartier vert des Peupliers , Transports collectifs , XIIIe arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0)

15/02/2005

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23:20 Publié dans Blog | Lien permanent

Vide-grenier et météo

medium_vide-grenier.jpg
Premier vide-grenier côté vendeur, rue de la fontaine à Mulard, Paris, 13e arrondissement…
D'abord rassembler tous les objets et meubles pendant des semaines, des jours, des heures avant, objets et meubles dont on veut se débarrasser en espérant qu'ils ont une valeur marchande. La valeur marchande justement… combien pour ce bibelot ou pour cette vieille table de nuit, ou encore ce miroir, ces bijoux-fantaisie, cette petite lampe ? Tu crois que ça vaut tant ? Personne n'en voudra… Finalement une liste de prix est établie et on bradera de toutes façons. L'emplacement réservé (bonne place, le long des grilles du square Paul Grimaud), il faut penser à la table d'exposition, une planche et deux tréteaux achetés à cet effet font l'affaire. Si le temps se gâte, une bâche pour protéger la marchandise, trois tabourets pliants. Nous sommes parés.
Dimanche 13 février six heures du matin. Le réveil sonne trop tôt. Ablutions, déjeuner, chargement de la voiture. Il est 7 heures 30 : nous sommes en retard. Une halte pour charger planches et tréteaux et nous arrivons sur place à 8 heures. Pas de place pour poser la voiture, c'était couru d'avance. Tant pis… en double file comme tout le monde, mais loin de notre emplacement. Allées-venues à pied avec le chargement, les planches, les tréteaux, les tabourets et les babioles. Que ce chevet est lourd ! Et cette caisse de livres ! Les premiers chalands sont là et nous n'avons même pas fini de déballer. Ceux-là sont patients car ils sont venus faire des affaires. Avez-vous des tableaux ? Et dans cette caisse ? Ces chevets ? Cette cravate Hermès ? Bref, c'est parti jusqu'à ce soir 18 heures. Il fait beau quoiqu'un peu frais. Nous sommes en février, nous n'allons pas nous plaindre. Je ramène la voiture à son garage, embouteillage pour déchargements. Une demi-heure pour faire 300 mètres, je suis de retour.
Dix heures le temps change, ça se couvre et le vent se lève. Les ventes continuent et le chineur passe. Première pluie, fine, glacée, mais de courte durée. Nous n'avons pas mis la bâche. Le vent, toujours là, dégage un coin de ciel bleu. L'espoir renaît, la météo avait prévu des nuages mais sans averses avant la fin de la journée. 2 euros les 5 casseroles. Ce collier ? 5 euros ! Cette magnifique lampe à abat-jour : 15 euros. Affaire conclue, je garde la lampe le temps d'aller chercher de quoi la transporter, la dame habite le quartier. Tiens, la pluie encore. Cette fois, il faut bâcher. Pas facile de vendre sans montrer la marchandise. Le client se fait plus rare, chassé par les gouttes qui cinglent les visages sous les rafales de vent. Tu as entendu ce grondement ? La porte d'un van, sans doute. C'est sombre derrière. Il est midi et on n'y voit rien. Encore un grondement. Un éclair. Ça tonne. Et tout d'un coup, la grêle. Des petits grêlons comme du grésil. Ça n'arrête pas. On se gèle. 2 centimètres de grêlons recouvrent le sol comme de la neige. Rassemblés en tas de glace sur les creux de la bâche… elle est maintenant bien lestée. La dame revient ! C'est le pire moment, ça grêle dur, dense, ça tonne. Un éclair. La lampe disparaît dans le caddie. J'emballe l'abat-jour. Au revoir Madame, bon courage.
Midi trente. Nous sommes trempés, gelés. Il pleut maintenant. Une pluie fine, pénétrante. Les chalands sont partis. C'est foutu. Nous décidons de plier bagages. Je pars chercher la voiture et du renfort. Double file. Rechargement, les planches, les tréteaux, les tabourets. Cette plaque de cuisson 4 feux électriques : 20 euros. Non ? C'était le dernier client. On rentre, vaincus par les intempéries. Il est 13 heures trente.
Expérience intéressante. Pas découragés, on refera le vide grenier de la fête des associations, en mai prochain. Au printemps, c'est moins dur !

12:15 Publié dans Associations , Commerces , XIIIe arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0)

11/02/2005

Evolution du nombre de commerces entre 2002 et 2003

En Hausse
Supérettes + 39%
Traiteurs asiatiques + 22,8%
Boutiques de souvenirs +20,5%
Articles de sport + 15%
Galeries d'art +11,7%
Petits bazars +10,5%
Opticiens +6,3%
Horlogeries et Bijouteries +3,1%

Stables
Maroquineries et chausseurs +1,7%
Sex-shops +1,7%
Vidéoclubs +1,5%
Antiquités et brocantes +0,4%
Reliure et finition 0%
Habillement –0,9%

En baisse
Pharmacies –1,8%
Supermarchés –2%
Boulangeries –2,4%
Coiffeurs –3,6%
Entreprises du bâtiment –4%
Produits bio –4,6%
Téléphonie –6,5%
Librairies –8,1%
Magasins primeurs –8,4%
Crémeries –9%
Magasins de journaux –10,9%
Garages –11,1%
Alimentation générale –11,8%
Boucheries –12,5%
Parfumeries –12,8%
Poissonneries –13,7%
Quincailleries et drogueries –15,1%
Electroménagers et Radio-TV –16,3%
Papeteries –16,9%
Imprimeries –18,9%

Sources : Apur, l'Atelier parisien d'urbanisme


17:15 Publié dans Commerces | Lien permanent | Commentaires (0)

01/02/2005

Bonne qualité de l'air en 2004

Airparif a publié le bilan de la qualité de l'air en 2004 : bonne nouvelle, c'est un bon cru, c'est même le meilleur résultat pour Paris depuis 1994 et la mise en place du dispositif de surveillance. Pour Airparif, ce sont les conditions météo qui ont été favorables à la dispersion des polluants. (Non, ce n'est pas dû à la diminution du trafic automobile sur Paris, ni à l'augmentation des embouteillages) Il n'y a eu que 8 jours d'alerte l'an dernier, l'un pour le dioxyde de carbone le 10 février 2004, les 7 autres pour l'ozone (6 jours consécutifs entre le 29 juillet et le 3 août 2004, puis le 4 septembre) pour toute l'Ile-de-France. Paris n'a connu qu'un seul jour d'alerte à l'ozone le 29 juillet. A titre de comparaison, l'année 2003 battait tous les records avec 19 jours d'alerte pour les deux polluants. L'été 2004 a connu un ensoleillement particulièrement faible (on s'en souvient), des température peu élevées pour la saison (température maximale 33°C), aucun épisode caniculaire, malgré les précautions prises.
Bref, nous respirons bien ou mal en fonction de la météo. Nous sommes peu de choses.

15:55 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0)

Denis Baupin et les quartiers verts

Dans une interview à la revue de la CCIP, la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, "Le commerce de Paris", Denis Baupin, adjoint au Maire de Paris, chargé des Transports, de la Circulation, du Stationnement et de la Voirie, fait le point à mi-mandat sur l'action de la Ville de Paris.

Les Quartiers verts :
"Je conçois que nos actions n'ont pas été toujours bien comprises notamment par les commerçants. Le terme Quartier Vert est ambigu. C'est un label politique. Les gens ont compris que dans les quartiers verts on mettait des espaces verts. Il y a eu confusion ! Ce sont, avant tout, des secteurs où on apaise la circulation (les quartiers tranquilles de la précédente équipe municipale ?). L'idée de départ est de casser la circulation de transit dans les quartiers où elle est trop importante et trop rapide. Mais la mise en œuvre du projet a été plus complexe que prévue, et le comportement des automobilistes s'est avéré moins cohérent que dans les plans des ingénieurs. Souvent nous avons revu les projets en fonction des besoins des commerçants. Ce qui est certain, c'est que nous n'aurions pas dû commencer par le quartier de la Tombe-Issoire, trop proche de l'autoroute A6. Aujourd'hui nous en avons tiré les leçons. Les quartiers verts que nous réalisons comportent moins d'inversion de sens de circulation."

Commentaire "13 esprit village" : Nous sommes contents de lire cela qui prouve que nos actions contre le verrou de la Poterne des Peupliers étaient justifiées et ont été pour l'instant prises en compte par la municipalité.

Travaux pénalisants :
"Je trouve tout à fait légitime qu'en cas de perte objective de leur chiffre d'affaires, les commerçants fassent valoir leur droit auprès du médiateur de la Ville."

Les couloirs de bus protégés :
" Je suis un pragmatique, pas un idéologue. Nous souhaitons continuer à diminuer la circulation automobile dans Paris. Mais pour cela, nous devons améliorer le système de transport public. Le Mobilien va donc se poursuivre. Cela ne veut pas dire systématiquement couloirs protégés, pourtant seuls dissuasifs pour les automobilistes."

Politique du stationnement :
"Votre logique (les commerçants) est de faire venir plus de clients y compris en voiture. La nôtre est de réduire le nombre de voitures qui circulent dans Paris et d'améliorer la desserte des commerces en transport public et à vélo. Nous n'avons pas supprimé beaucoup de places de stationnement : moins de 2000 en surface et seulement quelques centaines en raison du Mobilien. En revanche, on en a perdu 2000 avec le plan Vigipirate et 6000 pour permettre le passage des véhicules de pompiers. (Donc une perte de 10.000 places de stationnement). Il faut garder en tête que le problème, à Paris, n'est pas le nombre de places de stationnement (le stock est de 800.000 places pour 660.000 véhicules immatriculés). C'est un problème de gestion de ce stock entre les places disponibles en surface, celles sous les immeubles et celles dans les parkings. Par exemple, dans le XIIIe, alors qu'en surface les places de stationnement manquent, sous les tours, les parkings sont sous-utilisés, entraînant les problèmes de sécurité que l'on connaît. "

Extraits de l'interview publiée dans le numéro 20 de Commerce de Paris/ Déc 04-Jan 05

15:15 Publié dans Circulation , Commerces , Quartier vert des Peupliers , Transports collectifs , XIIIe arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 19 février 2005

Le vélo à Paris

Un petit peu de math pour commencer : quand on passe de 3 à 4 c'est une augmentation de 33%, de 2 à 3, 50% et de 1 à 2, 100%. Pourtant, à chaque fois, nous n'avons qu'ajouté qu'une unité. 3 +1 = 4, 2+1 = 3, 1+1 = 2. Une unité, ce n'est pas spectaculaire et c'est pourquoi les communicants préfèrent, ô combien, les pourcentages qui permettent d'oublier les chiffres. C'est le cas de la pratique du vélo à Paris. Avant toute chose, et pour ne pas être taxé d'ostracisme envers les pratiquants de la bicyclette, je tiens à préciser que je suis un fervent adepte du vélo et que j'aime bien me déplacer de cette manière dans Paris. Pour aller plus vite et quand la distance n'excède pas 10 kilomètres aller-retour. Non pas que la distance me fasse peur – mes sorties à vélo dans la vallée de Chevreuse sont beaucoup plus longues – mais au-delà, les transports en commun ou la voiture sont plus rapides. Mais revenons à notre vélo, salué comme le mode de transport de l'avenir, écologique, économique, pratique, mieux que le bus ou le tramway. Il paraît que les adeptes du vélo à Paris sont en augmentation de 50% par rapport à 2002, et ce, grâce sans doute, aux magnifiques aménagements mis à leur disposition par la Ville de Paris (pistes cyclables, voies de bus, parkings pour 2-roues, contre-sens…). Combien sont-ils donc ces adeptes du vélo, ces citoyens des temps futurs, ces chouchous des municipalités, ces privilégiés du PDU ou autre PLU ? Très nombreux certainement, compte-tenu de l'argent public dépensé pour créer toute cette infrastructure qui leur est dédiée. C'est une question que se pose aussi la ville de Paris puisqu'elle a mis en place un système de comptage sur 32 ponts de Paris et 6 autres points précis (rue de Rivoli, avenue Daumesnil, boulevard de Sébastopol, boulevard Saint-Germain, boulevard Henri IV et quai de Jemmapes).
En 2002, 25794 vélos étaient ainsi dénombrés. En 2003, ils étaient 35067 soit 9273 de plus, une augmentation de 36% ! en 2004, ils sont 38691, 50% de plus. Le parisien devient cycliste, le pari est gagné ! Il suffisait de faire des aménagements cyclables ! Remarquez que nous avons gagné 12897 adeptes en 2 ans, c'est plus 50% mais cela ne représente qu'une population de 38691 personnes. A mettre en rapport avec les 9,14 millions d'usagers transportés chaque jour par la RATP et les 2 millions 125 000 parisiens. On oublie tout à coup les plus 50% pour remarquer que le cycliste est une espèce rare et c'est sans doute pour ça qu'elle est choyée.
Dans mon quartier des Peupliers, l'un des quartiers verts de Paris, il n'y a pas de piste cyclable mais il est question de faire un contre-sens sans marquage dans la rue des Peupliers. Les automobilistes seront prévenus par des panneaux explicites. Prudence tout de même : un cycliste, c'est plus fragile qu'une voiture.

Sources : http://www.paris.fr/fr/deplacements/circulations_douces/le_velo/pratique